RÉGION D’AUDRUICQ
Le nouveau plan local d’urbanisme intercommunal adopté à l’unanimité     (publié sur La Voix du Nord)

     Les élus de la communauté de communes de la région d’Audruicq (CCRA) ont arrêté le projet de plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) lundi soir à Recques-sur-Hem. L’élaboration du PLUI a duré quatre ans et propose aujourd’hui un nouveau projet de territoire.

Le projet de territoire

     Il veut à la fois privilégier les constructions en centre-ville, mettre en avant les zones à protéger et développer une économie autour des principaux axes autoroutiers. Ce travail de réflexion a été mené par les agents de la CCRA avec un bureau d’études pendant quatre ans suite à la volonté des élus en 2011 d’élaborer un PLUI. La CCRA, qui est un territoire plutôt rural et qui est attaché à cette identité, a scindé en quatre son projet d’aménagement et de développement durable (PADD). Les élus communautaires ont voté à l’unanimité en faveur de l’arrêt du PLUI. Le dossier sera envoyé dans la deuxième quinzaine de juin aux services de l’État qui ont trois mois pour rendre leur avis. Les municipalités devront aussi se prononcer, un avis défavorable suffit pour renvoyer au bureau d’études et à la CCRA le PLUI afin de le retravailler.
Les constructions de maisons

     Pour l’habitat, la plupart des communes sont limitées en nombre de constructions, ce qui les oblige à faire des choix sur l’emplacement des zones d’extension. Saint-Folquin a par exemple décidé de construire à proximité d’endroits stratégiques : les équipements communaux et l’aire de covoiturage. Même chose pour Nouvelle-Église qui construit près de la mairie et de l’école. Saint-Omer-Capelle procède, elle, à une extension en un seul tenant près d’un lotissement, comme Ruminghem qui en un seul tenant construit près de la salle des sports. D’autres communes préfèrent combler les dents creuses en centre-ville comme Offekerque et Zutkerque. Muncq-Nieurlet bâtira le long de constructions existantes parce qu’un coeur de nature (zone à protéger) recouvre une grande partie de la commune.

Environnement et patrimoine

     La CCRA a mis l’accent sur la dimension environnementale en prenant en compte les zones naturelles, inondables et humides. Elle souhaite préserver les cours d’eau en maintenant leur continuité, elle exige que les constructions s’éloignent de six mètres des fossés et souhaite la conservation des haies et la protection des bois. La CCRA veut aussi valoriser son patrimoine qui marque son identité rurale et son attractivité (les sécheries à découvrir notamment à travers la Fête de la chicorée). Le patrimoine religieux (chapelle, calvaire, niches) sera préservé.

Zones économiques

     Sur le volet économique, la CCRA entend développer la zone d’aménagement concerté de la Porte d’Opale, située à Nouvelle-Église, près de l’A16. Saint-Folquin, Oye-Plage et Audruicq, les trois communes importantes en termes d’habitants, veulent aussi développer leur zone d’activités.

La maison rue Degrez à Nouvelle-Église vendue à la CCRA

     Une maison, située rue Degrez à Nouvelle-Église, au milieu de la future zone économique de la CCRA surnommée Porte d’Opale, a finalement été achetée 175 000 € (8 072m²) après plusieurs négociations. En effet, en novembre, les propriétaires de cette maison avaient réagi en déplorant un manque d’information concernant la possibilité d’une expropriation. C’est par la voie amiable que s’est réglé cet accroc. Par ailleurs, le conseil communautaire a voté en faveur du lancement d’une étude (6 720 €) qui proposera une analyse et des préconisations pour renforcer l’attractivité commerciale de la CCRA. Elle sera menée par l’agence de développement économique audomaroise Sofie, pilotée par la chambre de commerce et d’industrie de la Région. Olivier Planque, élu audruicquois, s’est inquiété de savoir s’il n’était pas possible de bénéficier de subventions. Le directeur général des services de la CCRA lui a répondu que l’intercommunalité comptait le faire dans le cadre du contrat ruralité. Pour cela, il fallait que d’autres collectivités s’allient, ce qui n’a pas pu être réalisé.

Par Chloé Tisserand