Fête de la chicorée : Chicorée et artisans,  une histoire qui dure
           (publié sur Nord Littoral)

     Mais pourquoi faire des produits avec de la chicorée ? Qu’apporte-t-elle ? Réponse auprès des artisans et producteurs rencontrés hier au salon gourmand.  

     Premier constat : tous les exposants présents hier dans les allées de la salle des sports de Saint-Folquin utilisent toute l’année la racine la plus célèbre du Nord. « C’est un goût original avec des propriétés. C’est recherché et ça attire toujours du monde » explique Christian Tronet, de Natur’Pom à Nortkerque et dépositaire de produits à la chicorée. « Je l’utilise dans tout, avoue Nathalie, des Gaufres de Nath. C’est un produit qui marche bien, pas forcément mieux mais qui vaut bien les autres. Mais il faut faire attention à bien doser pour éviter l’amertume. » « Tout est dans le dosage » , ajoute Thierry, de Sophie les P’tits Gâteaux. À utiliser avec modération donc, c’est aussi l’un des mots d’ordre des exposants.

EN glace, dans du fromage, etc.
     « C’est surtout une question de dosage, il faut un petit goût d’amertume. Notre pain à la chicorée peut être consommé avec des fromages de caractère, de la confiture de fruits rouges et même pour une fondue savoyarde ! avance Sidonie, de la boulangerie Sébastien à Audruicq. Fourré dans une chouquette, c’est extra car le goût reste en bouche » . Certains aventureux tentent même le mélange qu’on pourrait croire contre-nature avec… du café. « Cela donne du café caramélisé. Mais on ne ressent pas l’amertume avec la glace » , dit Marie-Claire, de la ferme Mionet. « Chicorée et liqueur, chicorée et whisky, truffe à la chicorée… Ça se marie bien avec le chocolat je trouve », poursuit Francis, des Cossettes de Bourbourg, qui proposait cette année des gaufres flamandes fourrées à la chicorée.
     On en retrouve même en fromagerie-charcuterie. « Nous sommes nous-mêmes producteurs. Elle rehausse le goût de notre délice de foie » souligne Sevérine, de la Ferme de l’Autruche à Zutkerque. « Nous fabriquons le ch’ticorée, un fromage doux, avec de la chicorée liquide » , pour Anne-Sophie, de la Fromagerie des Deux-Caps. Des expériences culinaires que les non-Nordistes ont souvent peur de tenter disent les exposants. « C’est un goût qui rappelle nos grands-mères, et qui reste en bouche », avance la Cuisine du Terroir à Gravelines. Que pourront-ils bien inventer l’année prochaine ?

par François Delencre         


Un jeu de société sur la Région présenté en avant-première        

Le jeu a pu être testé lors du salon.                    

     Au salon « La chicorée ça se cuisine », Christian Defebvre est venu présenter le jeu Nimp & Nawak. Il en est le concepteur, Pierre Dewaele est dessinateur de bandes dessinées et Anne Vanecke s’occupe de la promotion.

     Tout est parti d’un constat, à savoir que la population âgée de vingt à quarante ans ne lit pas beaucoup de livres, mais cette tranche d’âge joue beaucoup aux jeux de société. « Comment faire un jeu de société qui fasse passer tous les aspects de notre région sur le plan de l’histoire ou des célébrités ou encore au plan des recettes culinaires ou du patrimoine, etc. commente Christian Defebvre. Ce jeu repose également sur le choix entre les questions et les actions. Il ne s’agit pas d’un quizz, car dans les questions, il y a trois réponses possibles. En jouant, on manipule des images de la région que l’on découvre, c’est ludique et fort agréable. » Tout part du postulat que Nawak est un extraterrestre qui débarque dans les Hauts-de-France, il s’agit d’une femme d’action capable de reproduire ce qu’elle a entendu. Nimp est celui qui répond à n’importe quelle question. Tout le jeu est construit sur ce scénario.

L’avenir de Nimp & Nawak
     Le jeu est encore un prototype. Christian Defebvre regrette qu’un important sponsor ait lâché le partenariat. Les trois quarts des jeux sont fabriqués en Chine, mais le trio souhaite que celui-là soit fabriqué en France. L’imprimeur le plus proche qui fabrique des jeux se situe dans la banlieue parisienne, et c’est sans doute lui qui aura le marché. La sortie et la distribution du jeu sont prévues pour le 1er mai 2018.

À noter : cinq nouveaux membres à la Confrérie de la Cossette
Jean-Marie Courbot, Alain Créteur, Jean-Luc Lamare, Jean-Pierre Rombeaux et le Belge Luc Haeghbaert ont été intronisés hier matin dans la confrérie par son grand maître, l’Ansérien Vincent Lutun.

par Y.G.