Solidarité :Une belle soirée   un peu gâchée         (publié sur Nord Littoral)

     Vieille-Église L’absence des invités béninois, faute d’autorisation de visas, a laissé un goût amer. 
     L’écopôle alimentaire de Vieille-Église vient de vivre une soirée à l’heure béninoise. C’est la deuxième fois que la structure organise un dîner aux lampions.

     « Pour la deuxième fois, nous faisons le plein en accueillant cent quarante convives, précise Dominique Hays, le directeur de l’association Les Anges gardins ; cette action est liée à une coopération avec l’Afrique et en particulier le Bénin. Ce repas appelé saveurs mêlées d’Afrique sera bien sûr africain, mais adapté à notre sauce. Un échange a eu lieu entre des cuisinières du Bénin et leurs homologues de l’écopôle alimentaire afin de pouvoir confectionner ce repas. »
 

Un partenariat entre la France et le Sud-Bénin
     Monique Gilliot est une habitante de Vieille-Église. Un jour, elle s’est rendue à l’Écopôle alimentaire en expliquant que des Béninois souhaitaient mettre en place un système de maraîchage, combiné à de la pisciculture.
     Dominique Hays a été très enthousiaste sur cette idée et il a trouvé très intéressant de monter une coopération avec un pays africain. « Certes, ces personnes n’ont pas les technologies ni les moyens que nous avons en Europe, dit-il, mais il est pertinent de travailler sur ce projet. Sans avoir de grands moyens, il est possible de monter un projet intéressant. D’ailleurs, l’Afrique n’a pas attendu après nous, il existe déjà une opération ressemblante au Sud-Bénin qui montre l’économie circulaire. Nous voulons aussi montrer que nos techniques sont adaptables dans d’autres continents. »
     Monique Gilliot a effectué une mission de deux semaines au Bénin avec Planète urgence, il y a deux ans. Cette association avait demandé une aide en formation de montage de projets. « Nous avons réfléchi ensemble sur les aides possibles et la formulation des demandes de subventions, dit-elle , et en décortiquant la situation du village, nous sommes arrivés à nous dire qu’il fallait développer d’autres alternatives économiques. C’est comme cela qu’est né ce projet avec le Bénin. En rentrant en France, je me suis rapprochée de l’association humanitaire pour l’Afrique présidée par le Calaisien Benoît d’Almeida. Nous suivons les projets ensemble. »

Le mécontentement de Dominique Hays
     Ce soir-là, Dominique Hays n’était vraiment pas content, car de nombreuses invitations officielles avaient été envoyées au Bénin, mais les autorités françaises n’ont pas voulu délivrer de visas.
     « Ces gens qui devaient venir quelques jours avec un visa de trois semaines, pour apprendre des techniques permettant d’améliorer la vie au Bénin, n’ont pas pu venir malgré nos demandes répétées auprès du ministère des Affaires étrangères et de l’ambassadeur du Bénin avec toutes les garanties que nous avons fournies. Nous sommes très amers devant cette situation et je tiens à renouveler mes remerciements à la maire de Vieille-Église qui a effectué toutes les démarches. »